Aujourd’hui, mon ami Junger est mort. Je suis un peu triste, car je sais que je ne le reverrai plus.

Je me dis que moi aussi, je pourrais être mort.

Je me dis qu’il n’y aura même pas Junger à mon enterrement.

Pour me venger, je décide de ne pas aller au sien.

p. 36

 

Mon ami Junger se lit comme une version moderne de Jacques le Fataliste et son maître, de Diderot : multipliant les saynètes invraisemblables, avec les mêmes personnages centraux, le narrateur et [son] ami Junger, le roman fait voler en éclats les règles du genre pour imposer les siennes. Point d’action à proprement

parler, mais une réflexion constante, maligne et déroutante, sur la société, ses dérives et ses travers.

De lecture plaisante, Mon ami Junger n’offre pas moins un regard faussement naïf et finement avisé sur notre monde et nos choix de vie.

 

Mon ami Junger

14.00€Prix